On s’est bien planté

L’art de convaincre

Quand on monte une boîte, on apprend à se débrouiller. Dans une petite équipe, si vous ne bossez pas, il n’y aura personne pour faire votre travail. Alors vous devenez un adepte du “get the job done”. Vous apprenez sur le tas au fur et à mesure que de nouveaux besoins se font sentir. Vous devenez un vrai couteau suisse.

La “imhotep attitude”

Convaincre les bonnes personnes

Convaincre, c’est juste un autre mot pour dire vendre. Les préoccupations d’un entrepreneur, surtout en early stage, ne devraient se résumer qu’à deux choses :

  • Travailler sur son produit
  • Vendre son produit

Tester son idée

  • Récupérer du mail en créant une landing page avec des screenshots photoshopés de votre future appli, puis en envoyant de la pub sur Facebook en ciblant très précisément votre audience afin de déterminer votre taux de conversion, et itérer.
  • Publier dans des groupes Facebook ciblés un formulaire simple, en laissant un champ mail facultatif à la fin pour voir le pourcentage de personnes qui veulent être au courant du lancement.
  • Réussir une campagne de crowdfunding (vous vendez déjà un produit qui n’existe pas et créez une communauté… what else ?)

Les concours de bullshit

Et nous dans tout ça ? Cette idée est née d’un concours de start-up, pour le fun. Nous l’avons remporté, et nous nous sommes crus sur le toit du monde, avec une billion $ company en devenir.

We are fabulous

Mais que diable allions-nous faire dans cette galère ?

On pourrait s’arrêter à la partie précédente, puisque sans tester son idée, on peut très bien se retrouver à travailler pour rien. Nous avons tout de même eu un certain nombre de signes encourageants de la part de nos financeurs (j’y reviendrai), et de la communauté.

Vendre Day 1

La communauté sinon rien !

Nous l’avons fait, mais bien trop tard. Nous avons passé des heures à concevoir une plateforme, à changer de technologie en cours de route (véridique, après plusieurs mois de développement), et à s’adonner à nos activités favorites déjà citées plus haut.

Money Money Money !

More money, more problems.

L’obsession de la levée de fonds

Il existe un phénomène assez étrange à effet boule de neige en entrepreneuriat. Au niveau local, la réputation d’une start-up ne se crée pas nécessairement sur ses datas, mais plus sur le nombre d’acteurs locaux qu’elle arrive à persuader. Et alors là, nous avons été performants !

Poser du How High dans un article sur les start-ups : check

Now we have a deadline

Bon, on a de l’argent. Qu’est-ce que l’on fait maintenant ? Et bien, on le dépense pardi ! Alors on recrute. Je pense qu’aucune boîte ne devrait recruter avant d’avoir trouvé son product market fit. Là encore, on s’est bien planté.

And so what ?

J’ai écrit ce texte en une soirée, sans plan, d’une traite, avec le cœur, et je me rends compte que tout le déroulement de notre échec est extrêmement logique. Chaque événement en a appelé un autre parce que dès le départ, nous n’avions pas la bonne philosophie.

Métaphore non contractuelle de la solitude de l’entrepreneur qui se plante

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Bienvenue sur mon vieux blog. Aujourd’hui, je relève 100 challenges à travers le monde — ulysselubin.com

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Ulysse Lubin

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